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C’est vache !

“Manger des fleurs, c’est bon pour les vaches !”

Pour beaucoup de gens, manger des fleurs c’est peut sembler un peu loufoque voir complètement rétrograde. L’’occidental entretient un rapport intime et respectueux envers les fleurs, à tel point qu’’il a développé un interdit lié à sa consommation. Les fleurs ce sont les armes fatidiques des poètes, une ode à la beauté, le symbole de la fécondité, de la reconnaissance, le cadeau parfait, le message d’amour…

Des bouches en fleur depuis toujours

En parcourant rapidement notre histoire, on constate que les fleurs s’’invitaient sur tous les banquets, pendant trois millions d’années, soit 99% de son existence sur terre, l’homme s’est nourri des plantes sauvages ! Des cueillettes des plantes des chasseur-cueilleur de la Préhistoire au temps des romains et des contemporains de Clovis et de Charlemagne, les fleurs étaient partout. L’histoire nous montre que de nombreuses cultures ont mis les fleurs fraîches en valeur dans leurs préparations culinaires ; les indiens appréciaient les pétales de rose, en Orient la fleur d’’oranger et de citron parfument les contes d’’Aladin et ceux des mille et une nuits. Au 13ème siècle, à Bagdad, un livre fait état d’’une recette de « dates fourrées d’’amandes, de fleurs de jacinthes confites dans du miel, le tout parfumé à l’’eau de rose et au safran » L’’eau de rose figurait dans nombre de recettes de l’’Antiquité Romaine et continua pendant toute l’’époque médiévale en France, à parfumer sauces, ragoûts et galimafrées diverses. La rose elle, était matière première pour réaliser dans l’’Egypte Ancienne et toujours encore aujourd’’hui en Turquie, une suave confiture et de divines sucreries : les loukoums. Tandis que l’on trouvait souvent des fleurs de lys dans les plats orientaux, les romains utilisaient les violettes, et les italiens et les espagnols farcissaient les fleurs de courges….

En Egypte, le karkadé est la boisson nationale : il s’’agit d’’une infusion de fleurs d’’hibiscus. C’’est en Asie que la consommation des fleurs fait partie intégrante, depuis des siècles, de la culture alimentaire. Confucius, en 550 avant JC, citait déjà les chrysanthèmes. Les fleurs de glycine, camélia, lotus, jasmin, lys, cerisier, pêcher, magnolia ou encore pétasite honoraient de longue date les plats salés ou sucrés servis sur les tables princières. Toutes ces fleurs sont vendues en saison, sur les marchés du lointain Orient.

She’s back !

Aujourd’’hui, manger des fleurs ne semble plus aussi incongrue qu’il y a 20 ans. Les fleurs refleurissent dans les assiettes un peu partout dans les régions de France, le public réapprend à s’émerveiller. Non seulement les fleurs ont d’incroyables vertues nutrionionelles et nutritives mais elles apportent en plus un immense panel de saveurs insoupçonnées. Des cuisiniers et cuisinières aiment travailler les fleurs, considérant l’’emploi de celles-ci comme une épice, un légume à part entière, un arôme apportant des goûts capiteux, des saveurs étranges, des textures et couleurs nouvelles. Le registre de la partition gustative est énorme : saveurs poivrées, miellées, citronnées, résineuses, camphrées, musquées, mentholées, épicées, végétales, aillées, piquantes, réglissées, moutardées, iodées… Et les textures n’en pensent pas moins : duveteuses, soyeuses, épaisses, juteuses, croquantes, molles, gluantes… Les fleurs sont de véritables hymnes à la créativité culinaire.

Plus qu’une mode, le retour de la fleur comestible titille les papilles et nous invite à nous rapprocher de ce que la nature nous tend inlassablement et abondamment chaque jour.